Introduction

Jusqu’à ce jour, le monde de la politique n’a été que peu fréquenté par les chrétiens. Mais si nous prenons la peine de sonder les Écritures et de les analyser, il apparaît que la vie spirituelle est imbriquée dans la vie en société, et donc dans les affaires du monde. Aussi, toute forme de nécessité quotidienne est en relation étroite avec notre société et, sans conteste, avec le monde politique.

Au travers de ces quelques pages, j’espère susciter une profonde réflexion. Non, ne résistez pas ! Sans hésiter, lisez et relisez ce qui vous interpelle ! Peut-être ressentirez-vous un appel à agir, à écrire, à changer des détails, éventuellement même des priorités dans votre vie.

Mais l’essentiel est que vous viviez au diapason avec votre esprit. Votre volonté doit avoir le même objectif que votre conscience. Vos paroles ne doivent pas contredire ce que vous ressentez comme étant la vérité, la justice.

Vous avez compris que vos paroles doivent être accompagnées d’actes concrets, sinon elles ne sont que poussières emportées par le vent ! Dans les yeux, l’effet est plutôt destructeur !

Vous souffrez de constater que vos concitoyens s’éloignent de la vérité.

L’altération, voire le rejet de références morales dans l’éducation vous choque.

Le vice toléré et parfois normalisé vous laisse perplexe.

Les malfaiteurs honorés par les médias vous scandalisent.

L’importance donnée à la violence vous effraie !

L’injustice vous révolte.

Vous aspirez à la vérité.

Vous recherchez la justice.

Vous croyez au royaume de Dieu.

Vous cherchez à saisir la sagesse divine.

Vous êtes convaincus de la pertinence des lois bibliques.

Vous aimeriez voir vos compatriotes se tourner vers Jésus.

Vous chantez avec entrain ce cantique : Nous voulons voir, nous voulons voir Jésus élevé, comme un étendard sur ce pays, pour montrer à tous la vérité.

Croire en Dieu, en la Bible est un sujet de joie !

Heureux le peuple dont l’Éternel est le Dieu. Psaume 144.15 Combien de fois avez-vous entonné ce chant, ou lu ce texte des Psaumes en disant dans votre cœur ou en prière Seigneur, c’est à cela que mon cœur aspire ! Viens, Seigneur, agis pour le bien de nos enfants et de nos petits-enfants ! Aviez-vous entendu la question de l’Esprit : Et toi, que vas-tu entreprendre concrètement pour que cela se réalise ?

Il est facile de décrier les dérives de notre société, laquelle accepte, voire impose des philosophies ou des pratiques en opposition aux Saintes Écritures. Il est plus difficile de se dresser à contre-courant du flot déferlant de choses néfastes, destructrices pour l’homme, les familles et la société.

Prier, c’est très bien et très important, mais la prière précède une action, un engagement. Et si c’était de vous engager dans votre commune, pour le bien de la population, afin que justice, vérité, équité et droiture triomphent ? Que les dépenses publiques soient gérées avec cohérence ? Que l’instruction publique enseigne des valeurs éprouvées ? On appelle cette démarche entrer en politique.

Stop ! Un chrétien ne fait pas de politique. C’est un monde corrompu. On trempe dans des eaux insalubres. Les relations y sont ambiguës. C’est la perdition pour ceux qui s’y engagent ! Marc tu es un frère, j’ai peur de te perdre. Je crains que l’église perde un ancien fidèle et engagé.

J’ai entendu cette réflexion de nombreuses fois. Est-elle correcte ?

Définition du mot politique : du grec « polis » ville, cité. Ensemble des pratiques pour gouverner une société, une ville ou un État (Larousse) !

L’activité politique est nécessaire et utile au fonctionnement de la société. Chacun doit y participer, apporter sa sagesse, contribuer avec ses opinions et ses capacités. Sinon, il subit les décisions prises.

Lorsque des idéologies, dans lesquelles aucune logique n’est présente, confrontent l’adulte à ses valeurs, son éthique, voire à sa vision du monde, cela est acceptable et fait partie de la vie sociétale.

Lorsque des opinions sont érigées en dogmes grâce à quelques experts, et appliquées à la société, la donne change : des redevances sont perçues, Les dépenses sociales augmentent, cela touche le portefeuille des ménages. Un prince sans intelligence multiplie les actes d’oppression ! Proverbes 28.16

Il est un mal encore plus grave qui sévit. Celui de brutes qui s’adonnent à leurs penchants naturels, les yeux pleins d’adultères, insatiables de péchés. 2 Pierre 2.14 Ceux-ci s’attaquent d’une manière intéressée à l’intégrité de nos enfants. Bien qu’ils soient extrêmement minoritaires, ils ne reculent devant aucun obstacle, leurs paroles mensongères sont étayées de quelques rapports médicaux de médecins qui ne considèrent pas les besoins des jeunes vies en développement, mais uniquement leurs gains financiers. Ils persévéreront dans leurs dérèglements tant que des hommes et des femmes ne se lèveront pas pour les stopper !

L’apôtre Paul a écrit aux Corinthiens concernant les dons de l’Esprit-Saint. À mon grand étonnement, le terme cité est « gouverner » que beaucoup interprètent par « présider l’église ». Gouverner recouvre un sens beaucoup plus large, aussi celui d’une fonction politique (1 Corinthien 12.28, Nouveau commentaire biblique, Emmaüs, 1978).

La société n’est pas cet environnement que le disciple de Christ doit fuir pour éventuellement acquérir la citoyenneté d’en haut ; c’est le lieu même où il est invité à vivre sa vocation individuelle d’enfant aimé de Dieu. Jésus a enseigné que le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le voleur ne vient que pour détruire, dérober et égorger. Lorsqu’il voit venir le loup, le mercenaire s’enfuit et abandonne son troupeau. Jean 10.10-13. Lorsque des prédateurs cherchent à s’emparer des petits ou des faibles, la présence de politiciens forts et sages est primordiale.

L’église doit se souvenir qu’elle ne domine pas, ni ne sert l’État. Mais elle en est la conscience, le guide critique. Soit l’église vit son rôle moral, spirituel et prophétique. Elle a à participer à la marche éthique, dans la justice et la paix, de l’économie et la vie sociale du pays. Sinon elle constitue un club social, ce qui est une trahison de sa vocation ! (Minuit, quelqu’un frappe à la porte. Martin Luther King, Ed. Bayard, p.90)

Ayons donc de l’avenir cette crainte salutaire qui fait veiller et combattre. Et non cette sorte de terreur molle et oisive qui abat les cœurs et les énerve. (De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville, Tome 2 -Part.4).

Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice. Il se livre au mal dans le pays de la droiture, il n’a point égard à la majesté de Dieu. Ésaïe 26.10

Les chrétiens sont persécutés dans de nombreux pays. Ne rien voir, ne rien entendre ? Ou est-ce le moment de prendre notre destin en main. Béni soit l’Éternel mon rocher, qui exerce mes mains au combat, mes doigts à la bataille, mon bienfaiteur et ma forteresse. Psaume 144.1-2 Les sages anciens se retrouvent et délibèrent aux portes des villes. Le mari de l’épouse vertueuse fait partie de ces hommes : Son mari est considéré aux portes de la ville, lorsqu’il siège avec les anciens du pays. Proverbes 30.23

Les actuels défis sociétaux sont immenses et demandent énormément de compétences pour apporter des solutions. Universalisme, censure, identité électronique, et intelligence artificielle caractérisent le futur. Au lieu de subir, le disciple de Jésus est invité en tant que citoyen responsable, soutenu et conseillé par le Saint-Esprit, à participer à l’élaboration de l’avenir de sa commune, de sa région, du pays et éventuellement du monde.

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