Chapitre 5 : La nécessité du parti

Le parti unit les différents politiciennes et politiciens régionaux, cantonaux et nationaux. Il organise des rencontres facilitant l’échange d’informations et permettant de fixer ensemble les objectifs prioritaires. Une politique cohérente est bénéfique pour toute la population.

Notre système politique est basé sur l’importance des partis. Dans la démocratie, c’est un jeu de pouvoir entre différents partis. Plus celui-ci a récolté de suffrages, plus il a de poids au sein du parlement et dans les médias. Lors de certains débats, le droit à la parole des candidats est au prorata d’un pourcentage d’électeurs. Pour le parti, chaque suffrage compte. Glissez donc le bulletin de vote complet de votre parti favori dans l’urne.

Quelle importance a un parti chrétien ? Énorme, bien que la politique chrétienne n’existe pas ! Tous les partis étudient et s’occupent de tous les dossiers qui leur sont soumis. Par exemple : diminution des poissons, lois sur l’instruction publique, construction de routes, milieu carcéral trop onéreux, etc. Les avis sur les sujets peuvent être divers et il faut argumenter avec sagesse, intelligence et conviction. Un mot d’humour permet que les plaidoyers ne soient pas trop lassants.

Tous les partis accueillent chaque membre à bras ouverts. Tous ont besoin de secrétaires, de caissiers, de distributeurs d’affichettes et de propagande électorale, etc. Ce qui compte le plus, ce sont les statuts et les objectifs du parti. Ceux-ci doivent correspondre aux enseignements bibliques et favoriser une société et un vivre-ensemble cohérent, conforme aux enseignements de Jésus et des Apôtres. Être dans un parti prônant l’atteinte à la vie ou d’autres sujets en opposition aux Saintes Écritures crée des dissensions et de l’incompréhension. Des chrétiens peuvent devenir députés et s’engager en faveur des valeurs qui sont importantes pour eux et leurs familles. La ligne du parti avec tous ses objectifs politiques doit rigoureusement convenir à celui qui s’engage.

Prendre connaissance de dossiers qui nous intéressent est facile. Lorsque ces derniers sont en contradiction avec la foi et les valeurs que l’on défend, la démotivation guette. Parfois même le conflit conjugal : Comment ? Ton parti est en opposition avec le message du pasteur !

Les interventions parlementaires telles une motion ou un postulat ne peuvent être déposées que par des parlementaires. La fraction (groupe parlementaire) est un premier filtre. La motion a bien plus de chance de succès si la majorité des collègues du parti sont d’accord d’apporter leur soutien à l’intervention et la contresignent. Sinon, elle risque littéralement d’être oubliée. Un parti formé de chrétiens permet de réaliser des interventions parlementaires concernant des sujets spécifiques à notre foi, au christianisme. D’où l’importance de donner son soutien à un parti ayant des buts précis en relation avec les valeurs ancrées bibliquement et spirituellement.

Un disciple de Jésus s’intéresse à l’ensemble de la société, il analyse son fonctionnement et considère ce qui peut être amélioré. Il dépose des motions et des interpellations suscitant ainsi le débat politique, la réflexion de toute la société.

Un parlement est un savant mélange de partis aux opinions et aux priorités différentes, qui se respectent toutefois les uns les autres. La démocratie n’est possible que dans un pays où les citoyennes et les citoyens se respectent mutuellement, acceptent l’avis d’autrui, consentent à négocier, sont plus ou moins intègres, impartiaux et équitables. Ces valeurs éthiques issues du christianisme excluent toute violence, intolérance, menace ou système à deux poids et deux mesures.

Ministre de la réconciliation

Les humains ont des problèmes relationnels. Ils sont jaloux, se méprisent voire se haïssent les uns les autres. Les nations ont des problèmes identiques entre elles et se font la guerre. Au niveau relationnel, c’est négatif. Les nations ne peuvent pas changer la situation. Seuls les chrétiens le peuvent. Pourquoi ? Parce que nous sommes réconciliés avec Dieu par Jésus-Christ. Christ a rétabli la connexion entre nous et le ciel, il s’agit de la relation verticale|. Jésus nous demande à notre tour d’être des réconciliateurs. Dieu nous a donné le ministère de la réconciliation 2 Corinthiens 5.18. Quelle responsabilité ! Nous avons un ministère, celui de réconcilier les relations horizontales entre humains – au | et cela donne le signe de toutes relations solides †.

La démocratie est en danger lorsqu’une partie de la population ne s’engage pas pour ses valeurs. Il est dit que la nature à horreur du vide. Il en va de même en politique : dès qu’un mouvement peut s’emparer de plus de pouvoir, il le fait. Le jour où un parti unique arrive à accaparer plus de 50 % de suffrages, la vie politique est monopolisée de même que dans une dictature. Ceci est absolument à éviter par amour pour nos enfants et nos petits-enfants.

Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et de splendeur ! Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains. Psaumes 8.5–7

Lorsque Dieu a pris cette décision, il a pris un très gros risque. Il nous connaît et nous fait confiance. Il sait que ce qu’il nous a confié. Nous avons les moyens de le réaliser. Non pas afin de réaliser notre propre volonté, mais en étant unis à lui par la prière et la foi. A nous de ne pas le décevoir !

Dans l’une de ses paraboles, Jésus parle des pièces de monnaies offertes à ses serviteurs. Les uns les ont fait fructifier, un l’a cachée, bien enveloppée pour qu’elle ne s’use point, Luc 19.11-27. Nous avons tous reçu un potentiel. Le faisons-nous fructifier pour que le maître soit glorifié ?

Les exemples de serviteurs fidèles

Selon Carl Hilty (1833-1909), une république démocratique serait impossible s’il n’y avait point Dieu ! Avec ses cheveux blancs et sa barbe bien fournie, il était grand et d’allure aristocratique, toujours habillé en noir. C’est à l’âge de trente ans qu’il rencontra Dieu d’une manière profonde et solide. Avocat, professeur de droit à l’université de Berne et conseiller national, toute ses interventions reflétaient son attachement à la foi chrétienne. Il fut le premier Suisse nommé au Tribunal international de la Haye. Une de ses interventions chocs : Tant qu’il y aura des visages de femmes rongées par le chagrin, des enfants en guenilles aux regards désemparés et des alcooliques avilis dans toutes les ruelles de nos États civilisés, nous devons cesser de parler, lors de congrès internationaux, d’humanité et de paix éternelle parmi les nations, et commencer sérieusement à faire de l’ordre, chacun devant sa porte.

Lors de ses funérailles il fût dit : qu’un sage, un prophète du peuple lié à l’histoire de la Suisse était décédé.

Henri Guisan (1874-1960), Général de l’armée suisse durant la seconde Guerre mondiale, déclarait : Avant toute décision importante, je priais ! Le jour de son décès, en avril 1960, on pouvait lire dans le quotidien « La Liberté » Il nous a quittés sans qu’une ombre, ni une défaillance ne vienne ternir la netteté. Henri Guisan fut de ces hommes que la Providence place sur le chemin des peuples qu’elle veut conduire, et qui s’incorporent si totalement à leur mission, qu’ils paraissent avoir été de tout temps faits pour elle. Quel témoignage.

Philippe Etter (1891-1977) fut au gouvernement durant la seconde Guerre mondiale. Il fut un héros politique. Journaliste, député, conseiller d’État, conseiller national et dès 1934 conseiller fédéral jusqu’en 1959.

Avant 1928, il avait déjà pleinement compris que Adolf Hitler était un psychopathe et il s’opposait fermement et courageusement aux soutiens helvétiques des nazis, principalement zurichois.

Nous lui devons le concept que : la véritable autorité est certes interne, issue de la souveraineté du peuple. Une décision votée, qui a l’appui de chaque citoyen, doit être appliquée par l’ensemble du gouvernement.

Dans chaque génération, des citoyens doivent être prêts à se sacrifier pour le bien commun de la société, pour la patrie, pour sa patrie : Si nous voulons rester un peuple fort, courageux, prêt au sacrifice, nous devons être des chrétiens forts, nous devons avant tout donner gloire à Dieu, dans nos familles, à l’école et dans la vie publique.

Autre déclaration très importante : La véritable autorité est quelque chose d’interne, de spirituel ! et : L’autorité de l’État et des institutions est forte lorsqu’elle est portée par le peuple. L’autorité doit tirer sa justification non pas d’en bas, mais d’en haut, c’est-à-dire de l’Autorité et de la volonté divine.

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