Chapitre 3 : Les "politiciens" de la Bible

De nombreux hommes de la Bible étaient engagés dans la gestion des affaires de leur cité et même de leur État, autrement dit : en politique. Faisons leur connaissance, regardons le combat qu’ils ont mené et le résultat de leur engagement. Laissez-vous surprendre !

Abraham est le premier personnage de la Bible politiquement actif. Il n’était pas à l’aise à Charan, il prend la décision de partir. Un politicien sait entendre et décider. Genèse 12.1

Abraham sait regarder là où le conflit existe. Le conflit entre les bergers et son neveu Lot lui est désagréable. Il le résout, Lot va partir vers la belle vallée. Genèse 13.5-9

Des rois attaquent son neveu et ses concitoyens. Abraham pourrait simplement ignorer ce qui se passe. Non, il met sur pied une armée pour rétablir la justice. Genèse 14

Abraham est l’ami de Dieu. Celui-ci le visite et l’informe du sombre destin de Sodome et Gomorrhe. Sans imposer son point de vue, Abraham va négocier avec Dieu. Il ne s’avoue pas perdant et reprend ses arguments, insiste dans la politesse et en égard à son hôte. Genèse 18.20-33 Quel exemple !

Dans des situation plus délicates, Abraham ne perd pas de vue ses objectifs. Les puits rebouchés étaient un sujet très important. Dans les tractations avec Abimélec, Abraham définit clairement le problème avant de participer à la solution, une alliance conclue oralement à Beer Shéba.

Lot, neveu d’Abraham, est un personnage intéressant. Il siégeait aux portes de la ville parmi les autorités Genèse 19.1 Dieu a délivré le juste Lot qui était profondément attristé de la conduite de ses concitoyens sans frein dans leur dissolution 2 Pierre 2.7 Lot nous enseigne qu’une alarme qui s’appelle conscience est à écouter. C’est une sensation du cœur, un sentiment de quelque chose d’injuste, quelque chose qui ne tourne pas rond. Le drame de Lot est de ne pas avoir réagi. Il avait toutes les excuses, du genre : je parle mal, je m’exprime difficilement et je suis un étranger, etc. ! Lot a perdu sa crédibilité à cause de son silence. Lorsque les anges sont venus le presser de fuir la ville, même ses beaux-fils ne l’écoutèrent pas. Le silence nous ôte notre crédibilité. Le silence est souvent considéré comme un acquiescement. Lorsque notre cœur s’alarme, il faut intervenir et partager notre ressentit.

Joseph fut un administrateur public de premier ordre, un tout grand politicien. Il est un modèle dans la gestion des affaires publiques, disons en particulier lors d’une situation de crise internationale. Il ne fait pas de la politique au profit de sa famille, de sa tribu ou de son compte en banque. Non, son engagement va sauver l’Égypte de la famine et sa famille profitera aussi de cet engagement.

La vie de Joseph a été très douloureuse. Il a dû pardonner à beaucoup leurs actes méprisables. Je pense à ses frères jaloux et poltrons qui l’ont vendu à Potiphar, chef des gardes de Pharaon. À ses compagnons de prison qui l’ont oublié dès que cela allait mieux. Mais Dieu ne l’a pas oublié. Le chef de la prison ne prenait aucune connaissance de ce que Joseph avait en main, parce que l’Éternel était avec lui Genèse 39.23 et l’Éternel donnait de la réussite à ce qu’il faisait. Dieu avait un plan avec Joseph.

Par son obéissance Joseph est devenu le gouverneur qui a nourri tous les Égyptiens et a sauvé sa famille de la famine. Il dira Dieu m’a rendu fécond dans le pays de mon affliction Genèse 41.53 Pourquoi ? La prière de Joseph : j’espère en toi Éternel Genèse 49.18 est la prière de tout politicien chrétien. Dieu était à ses côtés et l’inspirait, de sorte que Joseph avait une sagesse supérieure à celle de tous les conseillers, aux magiciens et aux augures de Pharaon. De réfugié méprisé et de taulard rejeté, il est propulsé sauveteur des nations. De tous les pays on arrivait en Égypte pour acheter du blé auprès de Joseph Genèse 41. 57 car la famine était dévastatrice dans tous les pays. Joseph était le rejeton d’un arbre fertile. Il était de la descendance d’Abraham, soit un de ces hommes qui a la foi, qui compte sur Dieu. C’est l’œuvre de l’Éternel qui transforme le mal en bien. Vous aviez médité de me faire du mal Dieu l’a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui pour sauver la vie à un peuple nombreux. Soyez donc sans crainte Genèse 50.20 Joseph fut une bénédiction pour l’ensemble de la population, comme tout politicien chrétien devrait l’être.

Sa stratégie, d’accumuler pendant les années de vaches grasses pour survivre durant la période de vaches maigres ou de famine a été une bénédiction pour des millions de personnes qui l’ont appliquée dans leur stratégie économique.

Moïse était un grand prophète, un législateur et un chef du peuple. Il a été le libérateur et le conducteur des esclaves hébreux, tout en restant en communion avec Dieu, donc spirituellement. C’est lui qui a reçu les dix commandements et les lois sociales de Dieu, ce qui a fait de lui le fondateur de la nation juive. Il a même conduit le peuple au combat. Considérons cet homme de plus près, regardons ce qu’il a réalisé.

Moïse était un homme hyper-occupé. Lors de la visite de son beau-père Jethro, ce dernier lui parle d’amélioration, il pointe un problème de gouvernance : vu qu’il y a un seul juge pour des millions de justiciables, les Hébreux attendent trop longtemps qu’on leur fasse justice. Jethro invite Moïse à choisir parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité Exode 18.21 pour le seconder dans la gestion du droit. Jethro invite Moïse à former une équipe, comme s’il disait : soyez plusieurs à porter cette responsabilité. La fonction de ces hommes est de juger les différends dans le peuple. Car la justice, c’est le ciment de la société. Un officier a déclaré : sans justice les hommes s’entre-tuent et l’armée est inefficace. Une cité, une région ne peut se développer sans lieu où la justice est rendue. Un lieu d’arbitrage des conflits lors de troubles sociaux, de révolte ou d’un soulèvement est primordial. La justice est le moyen pour retourner vers le calme. La loi de Moïse est parmi les plus anciennes traces de législation du monde. Elle est en concurrence avec le code d’Hammourabi qui est situé vers 1650 à 1700 avant Jésus-Christ. Les lois sont bonnes. Elles permettent au peuple de vivre libre, ce qui est l’inverse de l’esclavage.

L’Éternel dit : j’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs. Car je connais ses douleurs, je suis venu pour le délivrer de la main des Égyptiens, pour le faire monter dans un bon pays, dans un pays où coulent le lait et le miel. Deutéronome 16.18

Le peuple de Dieu reçoit des commandements pour lui permettre de vivre sereinement et dans la paix. Il n’y a pas absence de conflit, mais ces derniers sont réglés selon la justice à laquelle tout le peuple se soumet.

Dans mon livre « Israël et le Proche-Orient, interdit d’ignorer » j’affirme que le relèvement des Juifs après la Shoah, après toutes les injustices vécues, est la conséquence de leur obéissance aux lois de Moïse, ces lois divines, ces lois de vie. Il est écrit Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement pas au-dessus de tes forces et hors de ta portée. C’est une chose au contraire qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal, car je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Éternel ton Dieu, de marcher dans ses voies, d’observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives et que tu te multiplies. Afin que l’Éternel ton Dieu te bénisse dans le pays dont tu vas prendre possession. Choisis la vie afin que tu vives, toi et ta postérité pour aimer l’Éternel ton Dieu. Pour obéir à sa voix, pour t’attacher à lui car de cela dépend ta vie et la prolongation de tes jours. C’est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l’Éternel a juré de donner à tes pères Abraham, Isaac et Jacob. Deutéronome 30.11,14-17.

L’héritage de Moïse est incommensurable. Il a reçu et transmis aux Hébreux des lois de vie et des ordonnances qui permettent une cohabitation harmonieuse.

L’arbitrage des conflits est le travail des juges, dont de nombreux sont cités en exemple dans la Bible. Le droit et la justice sont très importants pour le peuple et pour l’Église. C’est une fonction qui requiert de longues études, mais qui en vaut la peine. Dieu est un Dieu de justice. Cela est mentionné très souvent dans la Bible. Lorsque le Christ reviendra pour régner, il sera le juge de toutes les nations.

Moïse était un homme patient, il avançait au rythme des enfants. C’était un dirigeant avec une vue d’ensemble, il ne stressait pas les plus faibles.

Son caractère n’était pas au laisser-aller. Même face à Dieu, Moïse a argumenté : Ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple que tu as fait sortir d’Égypte par une grande puissance et par une main puissante ? Exode 32.11. Homme avec une vocation spirituelle et politicien conducteur d’un peuple, Moïse était un serviteur de Dieu.

Josué, son héritier, un chef de guerre a fait entrer le peuple de Dieu en terre promise. Douze tribus ont reçu une terre avec la possibilité de se désaltérer à une rivière ou une source. La devise de Josué était : Moi et ma maison nous servirons l’Éternel. Josué 24.15

Les juges Par la suite, ils ont repris la fonction de gouvernance des Hébreux. Ils ont été plusieurs à partager cette tâche si importante.

Déborah, Gédéon et Samuel ont joué des rôles remarquables dans la nouvelle nation. Ils étaient reconnus par le peuple en raison de la droiture de leurs jugements. Ainsi en période de conflits ou lors d’attaques de nations voisines, ces dirigeants prenaient un rôle politique, voire de chef d’armée. La justice et la politique, bien que séparées, ils sont liées :La justice surveille l’application correcte des lois et elle intervient si nécessaire.

Le roi David, un homme selon le cœur de Dieu. Choisi et oint par le prophète Samuel, ce jeune berger va multiplier ses succès militaires, à commencer par celui de vaincre le géant Goliath. Il errera dix-neuf années, pourchassé par Saül et détesté par les ennemis d’Israël qui voulaient le tuer. Avant d’accéder au trône, David a été mis à l’épreuve, il a patienté et parfois douté. Mais finalement sa confiance en Dieu en est sortie renforcée. Dieu choisit son serviteur, Et David dirigea le peuple avec un cœur intègre, Et les conduisit avec des mains intelligentes. Psaume 78.72

David aimait la Parole plus que tout : Psaume 119, 9-18 + 160 Mon cœur ne tremble qu’à tes Paroles, je me réjouis de tes paroles, comme celui qui trouve un grand butin.

David était le berger, l’homme et le roi selon le cœur de Dieu. Il fut très aimé de l’Éternel.

Salomon fut un homme politique remarquable. Ses sentences étaient connues du monde entier, ses jugements fascinaient. La reine de Saba parcourut des milliers de kilomètres pour venir admirer ce roi d’une sagesse exceptionnelle. Lisez les Proverbes et l’Ecclésiaste, au minimum une fois par année.

Le prophète Daniel fut gouverneur à l’étranger, sous quatre rois différents. Un magnifique exemple de fonctionnaire inspiré, fidèle à son poste, intègre et droit.

En politique il est fréquent que des acteurs rassemblent des informations compromettantes, des critiques et des dossiers pour les utiliser stratégiquement et ruiner la réputation de leurs adversaires. Ceux qui voulaient à tout prix faire tomber Daniel, avaient un gros problème : …ils ne purent trouver aucune occasion, ni autre chose à reprendre, parce que Daniel était fidèle et qu’on apercevait chez lui ni faute, ni rien de mauvais. Daniel 6.4 Quel exemple de fidélité et d’incorruptibilité.

Les amis de Daniel, à cause de leur fidélité à Dieu furent jetés dans la fournaise ardente et en sont sortis indemnes. Eux sont tous devenus des hauts fonctionnaires babyloniens. Daniel 3.30

Ezéchias est l’un des nombreux rois d’Israël. Il a régné vingt-cinq ans sur Juda. Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. Il fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues des Baals… II Roi 18.3-4. Il est intéressant de constater que les chefs du peuple adorant les idoles païennes subissaient d’importantes défaites, alors que les rois fidèles à l’Éternel apportaient la prospérité au peuple.

Néhémie, prophète, politicien ou autre ? Haut fonctionnaire dans une cour étrangère, il ramena le peuple d’Israël de l’exil à Babylone en Judée, à Jérusalem. Il a étudié et dirigé la reconstruction de la grande ville, capitale d’Israël. Il s’est opposé fermement à ceux qui voulaient empêcher la reconstruction des murailles de la ville. Homme agile, vigilant, stratège courageux, il a mis ses compétences au service de Dieu et de son peuple, des réfugiés juifs. Ceux qui bâtissaient la muraille…travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre. Néhémie 4.17

Jésus n’a eu aucun rôle politique. Mais il n’a jamais remis en question la loi ou le gouvernement. Il a payé la redevance ou les impôts, Matthieu 17.27. Avec le parlementaire Nicodème venu le voir de nuit, il parle de nouvelle naissance, nouvelle manière de vivre sa vie. Si l’on fait ce qui est juste, on reste dans la lumière. Ceux qui marchent dans les ténèbres, c’est à cause de leurs œuvres mauvaises. Mais un jour, tout viendra à la lumière Jean. 3.1-21.

Jésus était très très proche du peuple, en ce sens très social. Il guérissait les malades, la santé publique était importante pour lui ainsi que les relations entre les humains. C’était un homme du terrain, l’exemple du bon samaritain, ne laisse aucun doute : Toi va, fais de même Luc 10.30-37.

L’enseignement de la foi aux enfants est très important pour Jésus. Il est l’ami des enfants et supporte guère qu’ils soient offensés si quelqu’un scandalisait un de ses petits qui croit en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendit à son cou une meule de moulin et qu’on le jette dans la mer. Matthieu 18.6. Jésus intolérant ? Les fonctionnaires de l’instruction publique et les services officiels s’occupant des enfants et de la jeunesse devraient s’en souvenir.

Jésus a longuement parlé du Royaume qui viendra, qui n’est pas de ce monde Jean 18.36. Or nous sommes invités à vivre notre espérance dans la lumière afin d’inciter nos semblables à entrer dans la démarche du Royaume de Dieu.

Je me dois de rappeler que Jésus n’a pas mis un terme aux lois mosaïques, mais qu’il les a confirmés : il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota Matthieu 5.18. Le Fils de Dieu approuve et confirme l’importance des lois pour la bonne marche de la société. Recherchez le bien de la ville … priez l’Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien. Jérémie 29.7 Cette incitation est toujours pleinement d’actualité.

Jean, apôtre de l’amour, a fidèlement transmis le vécu et le message du Christ. Dans l’évangile de son nom, il décrit avec sensibilité son expérience de disciple. Dans ses épitres, il révèle avec fougue les premiers problèmes de l’église naissante : Les faux docteurs, le monde opposé à Dieu et les chrétiens apostats, les disciples qui abandonnent le chemin spirituel.

L’apôtre Jean est intransigeant quant au péché, vertueux et fidèle dans sa vie concrète, on ne peut plus précis : Dieu est lumière, il n’y a point de ténèbres en lui. Si nous marchons dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché. Jean.1.5-7 On reconnait un disciple à sa marche dans la vérité, à la pratique de la justice, à la recherche de l’amour, de la paix, en action avec authenticité, bien que le monde entier est sous la puissance du malin 1 Jean.5.19. Celui qui pratique le bien est de Dieu 3 Jean 11.

Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché. I Jean 5.18. Le mensonge, la cupidité, l’adultère sont des œuvres du diable. Le Fils de Dieu a paru pour les détruire. I Jean 3.8 et nous ses disciples, sommes invités à agir efficacement selon notre maître et Seigneur. Je vous ai écrit jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la Parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin ! I Jean 2.14. Quelle joie de trouver ses enfants qui marchent dans la vérité. 2 Jean 4.

Arrêté, exilé sur une île déserte pour l’empêcher de dénoncer la civilisation mondaine inclinée au mal, sa vie ressemble à un échec. Dans la solitude de Pathmos, Dieu va révéler à Jean le dernier livre de la Bible qui ne laisse personne indifférent, qu’il soit théologien, athée ou simple lecteur.

L’apôtre Paul a fait appel aux Autorités politiques et aux juges. Lorsque certains Juifs ont voulu le faire taire définitivement, il n’a pas hésité à faire appel aux droits romain en vigueur. Centeniers, tribuns, consuls et gouverneurs, Paul connaissait leurs responsabilités et il en profitait en tant que citoyen romain. C’était son droit, un droit de citoyen qu’il ne faut en aucun cas mépriser.

Lorsque le gouverneur Félix a voulu plaire aux Juifs en l’emprisonnant, Paul n’a pas hésité à en appeler à l’empereur. Averti divinement, et grâce aux autorités en place, il a pu paraître devant l’autorité suprême à Rome, protégé des attaques de ceux qui voulaient sa peau. Certes, Saul de Tarse n’a pas eu de rôle politique, mais pour sa protection, et afin de diffuser l’évangile dans un maximum de pays, il a utilisé tous les rouages politiques et légaux en vigueur. C’est conscient de leur importance, qu’il nous invite à intercéder en faveur des autorités établies, afin que nous menions une vie agréable à Dieu. Parfois cette vie n’est pas paisible Par la foi, ils vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu… Hébreux.11.33

Ils n’ont pas fait le poing dans leur poche, ils ont réagi ! Il y a tous les héros de la foi cités en Hébreux 11. Parmi la foule d’hommes et de femmes de foi, je ne mentionnerai que deux exemples plus proches de nous :

William Wilberforce (1759–1833) a lutté contre l’esclavage, l’économie qui employait des enfants dès six ans dans les mines et les ateliers de couture. Sur la base de sa foi chrétienne, il remet en question l’ensemble du système commercial mondial et le combat politiquement. Toute sa doctrine, tous ses préceptes, il les puise dans la parole de Dieu. Extrait du film Amazing Grace / Grâce d’amour, 2006 Albert Finney.

Martin Luther King était pasteur aux États-Unis. La situation des esclaves de couleur, méprisés et considérés comme des êtres inférieurs, a interpellé l’homme d’église. Il n’a pas hésité à s’engager comme militant non violent pour les droits civiques. Son combat contre la ségrégation a largement dépassé le cadre spirituel des disciples du Christ pour devenir un combat politique touchant tous les États-Unis.

Emprisonné, Martin Luther King continue sa lutte politique. Finalement, il sera chassé de la prison, on ne peut rien lui reprocher.

« J’avais un rêve ! Je voyais les enfants des noirs côtoyer ceux des blancs, à l’école, dans les bus, dans la vie de tous les jours ! » Il a été assassiné en 1964. Aujourd’hui, en parcourant les États-Unis, personne ne peut dire que son rêve ou sa prière ne se soit pas réalisé !

Ils sont nombreux, issus de toutes les nations de la terre, les hommes et les femmes qui se sont engagés pour le bien de leur société, pour son développement, pour préserver la paix, fort de leur espérance en un Royaume parfait à venir.

L’existence chrétienne, plus exactement l’existence évangélique, signifie bouleversement de l’existence humaine, bouleversement de toute intention, idée et espérance humaines et personnelles. Elle est synonyme d’abandon à Dieu ! Peter Dürrenmatt 1904-1989

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