Le 14 mai 1948, les Britanniques quittent la Palestine. David Ben Gourion profite d’annoncer la création de l’Etat d’Israël avec Ezer Weizmann comme premier président du gouvernement de l’Etat hébreu.
Le lendemain, interrompant les débats et les négociations de l’ONU, les armées des pays formant la Ligue arabe, soit l’Egypte, la Syrie, la Transjordanie, le Liban, l’Irak, les Emirats d’Arabie et la Libye, déclarent la guerre au jeune Etat d’Israël à qui ils ont promis une existence éphémère, voire une destruction certaine. Le roi Farouk déclare: l’Egypte n’entre pas en guerre, nous allons juste nettoyer la Palestine! Sa déclaration est compréhensible. La Ligue arabe avec 240 véhicules blindés, 115 chars, 104 canons et 170 avions ne fera qu’une bouchée avec les Juifs armés de grenades, 27’000 fusils, 2’600 mitraillettes, 676 mortiers et 2 avions de combats.
Le retrait des musulmans
Afin d’en finir avec tous les Juifs, les Arabes invitent leurs frères à quitter leurs territoires, à se séparer de ceux qu’ils vont exterminer. Les armées panarabes ne feront pas de quartier, tous les habitants vivant dans les territoires juifs seront éliminés. Les Arabes pourront retrouver leurs maisons et bénéficier des terrains des Juifs après les combats.
Obéissants, les habitants palestiniens vont quitter par centaines de milliers leur habitat, afin que les armées de la Ligue arabe puissent réaliser leur objectif: rejeter tous les Juifs à la mer. Mais, devant la résistance des défenseurs juifs, les armées arabes vont battre en retraite, perdre d’immenses territoires. Ceux qui ont fui leurs maisons ne les retrouveront jamais. Le drame des réfugiés palestiniens a débuté.67
Les réfugiés palestiniens sont le résultat de la volonté de destruction physique d’Israël par les forces panarabes. Les Arabes, avec leurs conseillers nazis, ont voulu achever le travail débuté par Adolf Hitler. Le plan a échoué, mais la haine entre les deux sociétés a augmenté, les batailles se succèdent, c’est la guerre d’indépendance.
La guerre d’indépendance
Les Frères musulmans connaissent un succès fulgurant et de nombreux militants participent à la guerre de 1948–1949, destinée à anéantir le tout jeune État d’Israël. Des milliers d’aventuriers arabes espérant profiter de la situation accompagnent les armées de la Ligue arabe.
D’un côté comme de l’autre, tous les coups sont permis. Les Juifs sont conscients de jouer leur survie. Toutes les unités syriennes sont dirigées par des nazis. Ils veulent achever le peuple israélite. Les Juifs en sont conscients, ils savent aussi qu’aucune nation de la terre n’interviendra à leurs côtés, la preuve en a été donnée par les difficultés d’accueil rencontrées par les survivants des camps de la mort. Israël ne compte que sur lui-même, sur ses hommes, son armée et son Dieu.
En Galilée, les armées arabes avancent lentement. Les avions attaquent en piqué, terrorisent les défenseurs hébreux munis de leurs seuls fusils. Pourtant, les soldats juifs abattent deux avions syriens. L’avance des Arabes est réduite lorsque deux coups d’un mortier, placé horizontalement pour un tir direct, frappent deux chars blindés. Le soir même, les Arabes se retirent battus, sur l’autre rive du fleuve, sur le bord est du Jourdain.
Les combats sont particulièrement importants autour de Latroun. Cette forteresse est le passage obligé sur la route de Tel-Aviv vers Jérusalem. Elle abrite aussi le système de pompage d’eau qui alimente la capitale. Si l’on coupait l’eau, Juifs et Arabes en pâtiraient, donc personne n’arrête les pompes.
Les nouveaux immigrants, capables de porter une arme, sont souvent envoyés directement sur le front. Certains perdent leur vie le jour même. L’intensité des combats est extrême.
La vieille ville de Jérusalem est encerclée par des armées arabes. La situation des habitants est précaire, nourriture et médicaments manquent. Pour déjouer le siège de Jérusalem qui dure depuis des mois, une nouvelle route est construite en quelques nuits, La route de Birmanie. Celle-ci permet aux unités de combats, de conquérir et de sécuriser un corridor d’accès à la Cité de David. Ainsi, la population affamée de Jérusalem peut être secourue, ravitaillée. Quant aux défenseurs, ils reçoivent armes et munitions.
La Ligne verte, traité de fin des hostilités
Trèves et reprises des combats sont le lot de cette année 1948. L’insécurité est terrible! Les armées arabes sont submergées par le flot des réfugiés palestiniens et manquent de coordination. La carence de nourriture est identique des deux côtés. L’armée d’Israël est mieux organisée pour s’occuper des blessés, mais manque cruellement de munition et d’armes lourdes pour contrer les chars blindés arabes. Face à une armée six à dix fois supérieure en hommes, David résiste.
En fin d’année, une trêve globale est acceptée par les deux parties, bien que des combats sporadiques continuent dans le Neguev. Le golfe d’Aqaba atteint et la région désertique sécurisée par Tsahal (forces de défenses de l’Etat d’Israël), les combats cessent définitivement le 8 janvier 1949. La ligne de l’armistice signifiant la fin des hostilités est nommée la Ligne verte.
Etonnement!
La petite troupe juive nommée Tsahal, formée de combattant de la Haganah (80’000 hommes et femmes dont 30’000 instruits ou combattants de la seconde guerre mondiale), l’Irgoun avec ses 5000 hommes et Stern avec ses 1000 hommes, tous mal armés, a réussi à stopper les armées irakienne, syrienne, égyptienne, jordanienne réunissant 165’000 combattants et obligé 350’000 Palestiniens à fuir. Si tu obéis à la voix de l’Eternel ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Eternel ton Dieu te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre … L’Eternel te donnera la victoire sur tous les ennemis qui s’élèveront contre toi.68
Annexion de la Cisjordanie
1949 Avant la première séance des pourparlers de paix, le roi Abdallah de la Transjordanie crée la surprise, il annonce fin janvier 1949, l’annexion de la Cisjordanie, avec les villes de Hébron, Naplouse et Jérusalem, à la Transjordanie. Son nouveau royaume se nomme la Jordanie.69 Cette annexion est une déclaration de guerre pour les Juifs. La ville de Jérusalem est divisée en deux, une partie arabe et une partie juive. La vieille ville, la citadelle de David et le Mur occidental sont en mains arabes. Insupportable pour les Juifs.
Trop faibles, les Israélites sont incapables de réagir. En priorité, il faut s’occuper des dizaines de milliers de réfugiés, produire de la nourriture, construire des logements, affermir le pouvoir central, trouver des armes lourdes pour la défense du territoire. Finalement, le 24 février 1949 à Rhodes, est signé l’armistice mettant fin aux combats.
La Croix-Rouge
La Croix-Rouge internationale a accompli un travail de titan. Non seulement en soignant les blessés, mais aussi dans la communication, en aidant Juifs et Arabes à se comprendre. Intermédiaires entre les belligérants et l’ONU, veillant sur les prisonniers et le respect des droits internationaux, les docteurs Fasel de Romont et Jacques de Reynier, accompagnés d’une poignée d’infirmières, Mlles Thorin, Giauque, Rogivue et Bolomey, ont réalisé ce que l’on peut appeler l’impossible. Ils soignent les blessés, aident lors des accouchements, accourent là où leurs compétences sont demandées. Les tirs, les mines, les menaces ne les arrêtent pas. Pas de partialité, Juifs, Arabes, Bédouins, musulmans, chrétiens, civils et militaires sont secourus. Ils méritent notre admiration.
Refus du retour des Arabes
Les réfugiés palestiniens, ou ceux qui avaient quitté le territoire pour ne pas mourir sous les balles des Arabes lorsque ceux-ci rejettent les Juifs à la mer, ne sont vraiment pas les bienvenus dans le nouveau pays. Israël refuse d’accueillir ces 150’000 Palestiniens. Ce sont des traîtres qui voulaient sa mort, son extermination. Qu’ils fassent confiance à leurs amis de la Ligue arabe. La suspicion et la méfiance ont gagné la partie. En plus, un argument très valable, chaque nation ayant ses réfugiés, que chacun s’en occupe aussi!
Les populations arabes doivent être protégées du froid, recevoir de la nourriture et bénéficier d’infrastructures sanitaires. Des camps de toiles vont être installés en divers lieux, et accueillir ces réfugiés palestiniens. L’ONU va remettre la prise en charge de cette population à une organisation nouvellement créer l’UNRWA (United Nation Refuges War Agency). Sir Alexander Galloway en sera le premier directeur.
Camps de réfugiés palestiniens 1948
| Pays | Nom | Nbr. réfugiés |
| En Cisjordanie | Aquabat Jabr | 5’197 |
| Ein el Sultan | 1’888 | |
| Liban | Burj el Baranjneh | 19’526 |
| Ain el Helweh | 44’133 | |
| El Buss | 9’840 | |
| Wavell | 7’357 | |
| Syrie | Neirad | 17’994 |
| Jaramana | 5’007 | |
| Sbeineh | 19’624 | |
| Bande de Gaza | Al-Shati | 22’896 |
| Total des Palestiniens concernés par le droit de retour Résolution 194 de l’ONU | 153’462 |
Camps de réfugiés palestiniens 1949
| Pays | Nom | Nbr. réfugiés |
| Cisjordanie | Am’ari | 8’038 |
| Deir Ammar | 2’189 | |
| Deischeh | 10’923 | |
| Far’a | 6’836 | |
| Fawwar | 7’072 | |
| Jalazone | 9’284 | |
| Kalandia | 9’188 | |
| Syrie | Homs | 13’825 |
| Kahn Eshieh | 15’731 | |
| Liban | Nahr el Bared | 28’358 |
| Chatila | 11’998 | |
| Jordanie | Zarqa | 17’344 |
| Total | 140’831 |
A la fin du mandat de la Croix Rouge, 294’293 Arabes palestiniens étaient logés dans les divers camps de réfugiés, dans les différents pays.70
Les défis de la nouvelle nation
Tout dans la nouvelle nation est à construire, à organiser ou à inventer:
– Organiser et mettre en place les autorités politiques légales, l’administration locale régionale, nationale et internationale.
– Priorité absolue: amener de l’eau salubre dans l’ensemble des villes du pays. Une guerre ou un sabotage du système ne doit en aucun cas interrompre sa distribution.
– Nourrir tous ces immigrants affamés. Défricher des terres agricoles, cultiver, récolter, stocker et distribuer la nourriture.
– Construire des infrastructures, hôpitaux, écoles, bâtiments administratifs et culturels, des maisons et toutes les voies de communications. Routes et terrains d’aviation ont la priorité.
– La sécurité est un sujet central. Chaque habitant d’Israël est un défenseur de sa patrie. A tour de rôle, hommes et femmes sont astreints à monter la garde. Il faut rapidement de nouvelles armes, de qualité et pas trop coûteuses. Les Juifs de la diaspora apportent un soutien financier significatif.
– L’enseignement et la formation jouent un rôle très important. Ce n’est pas sans difficulté que se déroulent les leçons avec des enfants issus de 103 nations, parlant de nombreuses langues. Tous sont astreints à la langue de base, l’hébreu. Les enfants sont enseignés le jour, les adultes en fin de journée et une partie de la nuit.
– Israël a besoin d’argent pour atteindre ses objectifs. Une seule solution: diversifier l’économie, créer des produits exportables. Afin de ne pas devoir acheter les armes, il est décidé de les produire sur place. De tous temps, la taille des diamants et leur commercialisation était une activité juive, qui se transmit de père en fils. En quelques années, le nouvel Etat devient la première place diamantaire du monde.
Persécutions arabes
Les pays de la coalition arabe, incapables de détruire la jeune nation d’Israël, se retournent contre leurs propres citoyens juifs. La Libye est la première à aggraver leurs conditions de vie. 30’000 d’entre eux vont quitter le pays en 1949, laissant derrière eux leurs biens, mais en sauvant leur vie. En bateau et en avion, ils émigrent vers Israël qui les accueille.
1950 | Les informations concernant les exactions contre les Juifs dans les pays arabes agacent les autorités du nouvel Etat. La loi du Retour est votée le 5 juillet par le Parlement de Jérusalem: Tout Juif, où qu’il se trouve dans le monde, a le droit d’immigrer dans la patrie historique du peuple d’Israël.
Opération Tapis volants
Après l’exode des Juifs d’Egypte, ceux d’Irak sont pris dans la tenaille. L’Etat les autorise à émigrer à condition d’abandonner tous leurs biens. 123’000 Irakiens juifs vont profiter de ces conditions pour immigrer en Israël. Cette opération de rapatriement a pris le nom de Tapis volants, car ces Juifs ont été ramenés grâce à une importante opération aérienne. Encore une prophétie biblique qui se concrétise! 800 années avant notre ère, soit il y a 2800 ans, Esaïe le prophète s’était écrié: Qui sont ceux qui volent comme des nuées, comme des colombes vers leur colombier? … pour ramener de loin tes enfants, … c’est le Saint d’Israël! Pour eux, la prophétie d’Esaïe chapitre 60, verset 8 s’est textuellement accomplie.
Dans le désert de la péninsule arabique vit une importante communauté juive. Leurs chefs reçoivent l’intime conviction spirituelle, que le moment de retourner à la maison est arrivé. Ils vendent tout et se mettent en route. Arrivés près de l’aéroport du protectorat britannique d’Aden, ils y plantent leurs tentes. Intriguées par cette population, les autorités demandent ce qu’ils font là! La réponse du patriarche de la communauté yéménite est des plus simples: Nous sommes Juifs et Dieu nous a dit de rentrer à la maison. Nous avons l’ordre de Dieu de nous mettre en route, et il nous a conduits ici.71 Surpris, le gouverneur transmet cette information à Israël, qui envoie des avions chercher ses fils et filles du désert. Ainsi 20’000 juifs voient et entrent pour la première fois de leur vie dans un avion pour rentrer à la maison.
Les autorités israéliennes considèrent qu’elles n’ont pas à s’occuper du problème des réfugiés palestiniens. C’est aux nations arabes, avec des territoires cent fois plus grands, à s’occuper des Palestiniens et à les intégrer dans leur société. Tous les Israéliens sont unis sur ce point, que ce n’est pas un problème juif. C’est clairement une responsabilité qui incombe aux nations de la coalition arabe.
La résurrection des ruines
Afin de loger tout ce monde, il s’agit de trouver des lieux où implanter les villages. On cherchera à trouver des sites où existaient déjà des villes. Pourquoi? C’est très logique, le lieu d’une ville du passé est la promesse que l’on trouvera de l’eau à proximité. Une autre prophétie s’accomplit: Les villes seront habitées et l’on rebâtira sur les ruines … et ces villes ruinées, désertes et abattues sont fortifiées et habitées.72
Souviens-toi de ces choses, ô Jacob! … Je dis de Jérusalem: elle sera habitée. Et des villes de Juda: elles seront rebâties! Je relèverai leurs ruines! 73
La véracité de la prophétie biblique.
Dieu seul a annoncé, par ses serviteurs les prophètes, ce qui devait arriver. Qui a annoncé cela par le passé, qui l’a révélé depuis longtemps? N’est-ce pas moi, l’Eternel? Il n’y a pas d’autre Dieu, en dehors de moi. Je suis le seul Dieu juste et qui sauve. Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre! En effet, c’est moi qui suis Dieu et il n’y en a pas d’autre. Je le jure par moi-même, et de ma bouche sort ce qui est juste, une parole qui ne sera pas révoquée: «Chacun pliera le genou devant moi et toute langue prêtera serment par moi.» On dira à propos de moi: C’est en l’Eternel seul que se trouvent la justice et la force.74
Ce qui se passe en Israël devrait être un sujet de joie pour le monde entier. Des prophéties proclamées il y a plus de 2700 ans, se réalisent avec une précision incroyable. Elles s’accomplissent mot pour mot, prouvant la Seigneurie d’un Dieu vivant et puissant, présent dans l’histoire des hommes. En effet, c’est moi qui suis Dieu et il n’y en a pas d’autre. Je suis Dieu et personne n’est comparable à moi. Je révèle dès le début ce qui doit arriver, et longtemps à l’avance ce qui n’est pas encore mis en œuvre.75a
Quels extraordinaires sujets d’allégresse et d’espérance en l’Eternel. En effet, l’Eternel console Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il rendra son désert pareil au jardin d’Eden, sa plaine aride pareille à un jardin de l’Eternel. On trouvera au milieu d’elle la joie et l’allégresse, la reconnaissance et le chant des cantiques75b.
1951 | Les dunes autour de l’ancien site de Magdal sont achetées pour y implanter un kibboutz. La tension avec les Arabes d’un village du bord de la mer sont vives. Diverses attaques sont déjouées. La vie y est difficile. Le développement des villages au sud de Tel Aviv est ardu. L’armée égyptienne soutient les Palestiniens dans leurs actions militaires.
Développement de l’agriculture
Nourrir toutes les bouches est l’un des grands défis de la jeune nation. Le développement de l’agriculture, la culture, la rentabilité des sols sont des objectifs vitaux. Pas de problème si l’eau est présente en suffisance. Dans le désert et les régions arides se développent de nouvelles technologies favorisant la croissance des plantes. Les ingénieurs développent des systèmes d’irrigation très perfectionnés. Du monde entier, des agronomes viennent se former et prendre connaissance des recherches et des solutions pratiques développées par Israël.
Les exportations des fruits sous le label Jaffa, ce qui signifie beau, explosent littéralement. Tous les pays importent des dattes et des agrumes d’Israël. Même les fleurs ayant poussé sous serre envahissent les marchés européens.
Ainsi une autre parole d’Ezéchiel trouve son accomplissement: Cette terre dévastée est devenue comme un jardin d’Eden.72
Agissements nazis
Au fil des ans, inaptes à digérer leur défaite, de nombreuses nations arabes ont été gagnées par un nationalisme intransigeant. Les premiers signes du changement sont toujours identiques. On s’en prend à la communauté juive ou à ses membres. La tactique ressemble exactement à ce qui s’était passé en Europe vingt ans plus tôt. La raison est que plus de soixante officiers SS servent dans les divers pays de la ligue arabe.
Réfugiés Palestiniens
Les chiffres de l’accueil de réfugiés palestiniens1948-1949 ne sont guère contestés. En revanche, la provenance des 201’241 réfugiés venus entre 1950 et surtout 1952 laissent de nombreuses questions ouvertes. Où étaient-ils depuis la fin de la guerre? Sont-ils des soldats de l’armée de la Ligue Arabe qui ne sont pas retournés dans leur pays? Il faut avoir vécu deux ans en Palestine pour recevoir la légitimation de réfugié palestinien. Ces milliers d’Arabes ont pu venir à la fin du conflit de 1949, depuis n’importe quel pays du Proche-Orient et se faire inscrire comme réfugié entre 1951-1952.
L’absence de confirmation que 57’000 Palestiniens ont été accueillis dans la bande Gaza, démontre que la gestion de tous ces réfugiés était une tâche très complexe.
Camps de réfugiés Palestiniens 1950
| Pays | Nom | Nbr. réfugiés |
| Syrie | Dera’a | 5’916 |
| Hama | 7’597 | |
| Khan Danoun | 8’603 | |
| Cisjordanie | Aida | 4’151 |
| Arroub | 9’188 | |
| Askar | 13’894 | |
| Balata | 20’681 | |
| Beit Jibrin | 1’828 | |
| Ein Bet el Maa’ | 6’221 | |
| Toukarem | 16’259 | |
| Total nouveaux réfugiés 1950 | 94’338 |
Camps de réfugiés palestiniens 1951 et 1952
| Pays | Nom | Nbr. réfugiés | |
| Jordanie | Jabal Al Husseïn | 27’674 | |
| Cisjordanie | Nur Shams | 8’179 | |
| Jenin | 14’050 | ||
| Sans confirmation d’accueil de réfugiés | Bande de Gaza | Deir el-Balh | 9’000 |
| Bureij | 13’000 | ||
| Khan Younès | 35’000 | ||
| Total | 106’903 70 |
Les relations avec les nations arabes sont fréquemment compliquées. Rassembler les familles dispersées dans les divers pays n’est pas aisé. Lors d’un rapport à l’ONU, le premier directeur de l’UNRWA déclare: Il est parfaitement clair que les pays arabes ne veulent pas résoudre le problème des réfugiés arabes. Ils veulent les préserver comme une plaie ouverte, comme un affront aux Nations Unies et comme une arme contre Israël. Les dirigeants arabes se moquent éperdument du sort des réfugiés. Sir Alexander Galloway, 1952.
1953 | La question des réfugiés étant fort importante, voici les chiffres de ceux accueillis par Israël, survivants de la Shoah et immigrants.
| 1945–1948 | Juifs survivants de la Shoah | 360 000 |
| 1949 | Juifs européens | 70 000 |
| Juifs de Libye | 30 000 | |
| 1950 | Juifs d’Irak et du Yemen | 143 000 |
| 1951 | Juifs d’Egypte | 29 000 |
| 1952 | Juifs de Syrie et du Liban | 23 000 |
| Total des personnes accueillies par Eretz Israël | 655 000 |
Simon Wiesenthal
L’impunité de milliers d’officiers nazis SS qui ont commis l’inimaginable, travaille l’esprit de Simon Wiesenthal. Depuis son bureau, il se donne la tâche de retrouver les auteurs d’atrocités et de crimes contre l’humanité, afin de les faire juger. Petit à petit, il reçoit des informations provenant de nombreux pays dans lesquels des Juifs reconnaissent l’un ou l’autre officier SS. Une soixantaine d’officiers lui sont signalés au Proche-Orient, dont le Generalleutnant Artur Schmitt, recherché pour le massacre de milliers de Belges et de Juifs. Il y a aussi l’officier parachutiste Sonderkommando SS Gerhard Mertins, accusé de brutalité, de torture et de meurtre. La journée, ces nazis sont concessionnaires d’autos de marque allemande dans les grandes villes orientales. La nuit, ils sont trafiquants d’armes et de tout ce qui est interdit.
Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, a fondé des centres de documentation juifs à Linz et à Vienne en Autriche.
Violences des Frères musulmans
1954 | Après des actes de violence, divers assassinats et un attentat contre le candidat à la présidence Gamal Abdel Nasser, les Frères musulmans sont interdits en Egypte. La congrégation est dissoute. Certains fuient et se regroupent à Gaza. Après avoir chassé les chrétiens et les Juifs, les Frères musulmans font de la bande de Gaza leur base opérationnelle. Ils se nomment les fédayins, groupes de commandos palestiniens qui s’opposent à Israël par les armes.
